Humans of EM - Akira Bourgeois

Dernière mise à jour : mai 12

Avril 2020 - Numéro 3 - Edition Spéciale Semaine du développement durable


Akira Bourgeois nous raconte comment il a développé une politique RSE au sein de la vie associative de l'emlyon


A la base, je voulais aller à la corpo pour mettre en place une politique écologique.

Je voulais créer et prendre le poste de respo RSE. Sauf que personne ne voulait se présenter comme président donc je le suis devenu. Quand on s’est réunis tous ensemble avec le mandat corpo 2020, on s’est dit qu’énormément d’étudiants avaient des initiatives par rapport à l’écologie, à l’égalité homme femme, et on avait le sentiment qu’aucune n’avait vraiment une grosse ampleur. On s’est alors dit que la corpo pourrait être super utile, si elle faisait en sorte que toutes les initiatives RSE de l’école convergent au même endroit, et qu’on soit ce point de convergence. On se devait d’organiser tout ça et de faire en sorte que le cadre associatif soit propice à ce que des gens développent ces initiatives, qu’elles se rencontrent et travaillent entre elles. De là on a eu l’idée de créer des responsables RSE dans chaque asso et d’organiser des réunions RSE avec eux pour avoir une vision globale de ce qu’il se passe à ce niveau et pour que si un étudiant a un projet, il puisse aller voir le respo RSE de son asso. Ça c’était l’idée de base.

"ON S'EST DIT QUE LA CORPO POURRAIT ÊTRE SUPER UTILE SI ELLE FAISAIT EN SORTE QUE TOUTES LES INITIATIVES RSE DE L'ÉCOLE CONVERGENT AU MÊME ENDROIT

On essaye de créer un cercle vertueux. Par exemple, les 1A étaient pas mal baignés dans la RSE cette année pendant les campagnes. Tu sais que cette promo a été habituée à des campagnes comme ça. Donc quand cette promo va arriver en 2A, elle aura une nouvelle vision. La corpo suivante sera alors obligée de suivre et d’en faire encore plus, parce qu’ils seront face à une promo beaucoup plus challengeante et parce qu’un retour en arrière, c’est impossible.


Quand j’étais en première année on parlait très peu du développement durable. Par exemple, quand j’étais en deuxième année c’est là où ils ont mis les éco-cup lors des soirées étudiantes et une bonne partie de la promo n’était pas d’accord. Alors qu’aujourd’hui, si tu enlèves les éco-cup pour mettre des gobelets en plastique, les gens vont gueuler. C’est comme s'il y avait eu pour certaines personnes un virage à 180 degrés sur la question des déchets et du plastique. Les gens ont complètement changé de mentalité. Même moi, au début le développement durable était un sujet qui ne me touchait pas énormément. Ça commencé en deuxième grâce à ma copine qui était très tournée vers l’écologie. A partir de là, je me suis intéressé au réchauffement climatique, à plusieurs scénarios, j’ai assisté à des conférences, j’ai fait un stage dans une startup spécialisée là-dedans... Donc ça m’a beaucoup nourri et j’ai eu l’idée de faire un collectif. Malheureusement ça n’a pas marché parce que c’était trop« galère et je ne savais pas vraiment comment faire. Je me suis dit que si un jour j’allais à la corpo, je ferais en sorte que ces initiatives là puissent avoir lieu.